Hésitation,
merde !
démarre,
doute,
bouge
mal,
doute,
bouge,
bras,
lache le sac,
bras,
équilibrer,
respirer,
ne pas oublier,
doute
augmenter la fréquence,
putain !
bouge,
les jambes,
bouge les jambes,
respire,
ne regarde pas
autour,
respire,
ne regarde pas,
ne pense pas,
respire,
plus rien
autour,
dedans.
Regarde
toi,
tu es dans le tram !
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jeudi, janvier 15, 2009
mercredi, décembre 31, 2008
Un père, une mère et manque
Je n'ai besoin de rien,
merci.
Je ne veux pas de votre protection,
je ne veux pas de vos conseils,
je ne veux pas de votre amour.
J'ai déjà du mal avec votre présence,
elle sonne faux,
politique,
humiliante,
étouffante.
Je ne veux pas de vous,
merci.
Je me suffis à moi-même depuis si longtemps
que je vous avais oubliés.
Ne me touchez pas,
merci.
Vous arrivez trop tard.
Je ne veux plus vous voir.
merci.
Je ne veux pas de votre protection,
je ne veux pas de vos conseils,
je ne veux pas de votre amour.
J'ai déjà du mal avec votre présence,
elle sonne faux,
politique,
humiliante,
étouffante.
Je ne veux pas de vous,
merci.
Je me suffis à moi-même depuis si longtemps
que je vous avais oubliés.
Ne me touchez pas,
merci.
Vous arrivez trop tard.
Je ne veux plus vous voir.
jeudi, décembre 25, 2008
Titane menthe
Tu avais des genoux en titane
et des bonbons à la menthe plein les poches.
Du titane pour te tenir droite,
face à la douleur,
face au monde.
Des menthes claires
contre
le mauvais goût.
Tu ne supportais pas
le mauvais goût,
l'approximatif,
le moyen,
la fuite.
Toi qui était si fière,
si forte,
si élégante,
ils ont tué ta dignité,
pour mieux t'achever,
ils ont tué ta volonté,
pour mieux t'enlever
la parole,
tout espoir,
pour nous faire
plier.
Ils ont tout pris,
pour ne laisser,
fondus dans le crématoire
sous les roses
et cet ensemble violet
si chic,
que tu aimais tant,
que du titane,
et de la menthe.
Mes hurlements.
et des bonbons à la menthe plein les poches.
Du titane pour te tenir droite,
face à la douleur,
face au monde.
Des menthes claires
contre
le mauvais goût.
Tu ne supportais pas
le mauvais goût,
l'approximatif,
le moyen,
la fuite.
Toi qui était si fière,
si forte,
si élégante,
ils ont tué ta dignité,
pour mieux t'achever,
ils ont tué ta volonté,
pour mieux t'enlever
la parole,
tout espoir,
pour nous faire
plier.
Ils ont tout pris,
pour ne laisser,
fondus dans le crématoire
sous les roses
et cet ensemble violet
si chic,
que tu aimais tant,
que du titane,
et de la menthe.
Mes hurlements.
vendredi, décembre 19, 2008
Tenir
Je tiens à toi.
Tiens-toi droit !
Je me tiens à toi.
Attrape-moi.
Je tiens à toi.
Je ne peux pas.
Je tiens à toi.
Je ne saurai pas.
Je tiens à toi.
On ne m'a jamais
dit ça
Je tiens à toi.
Je tiens
à toi.
Tiens-toi droit !
Je me tiens à toi.
Attrape-moi.
Je tiens à toi.
Je ne peux pas.
Je tiens à toi.
Je ne saurai pas.
Je tiens à toi.
On ne m'a jamais
dit ça
Je tiens à toi.
Je tiens
à toi.
vendredi, décembre 12, 2008
Apnée
Plonger,
dans ton bleu,
et se laisser pétiller
à ta surface,
doucement,
longuement.
Te sentir approcher,
hésiter,
approcher,
rire
approcher
donner
des plis dans les creux
des creux dans l'en-vie.
Mais plonger,
me perdre
oublier,
me souvenir,
respirer
ton souffle.
Plonger,
plus loin,
plus profond,
en tes bleus,
lentement,
s'échapper,
ne plus parler,
ne plus respirer,
ton souffle,
sur mon cou.
dans ton bleu,
et se laisser pétiller
à ta surface,
doucement,
longuement.
Te sentir approcher,
hésiter,
approcher,
rire
approcher
donner
des plis dans les creux
des creux dans l'en-vie.
Mais plonger,
me perdre
oublier,
me souvenir,
respirer
ton souffle.
Plonger,
plus loin,
plus profond,
en tes bleus,
lentement,
s'échapper,
ne plus parler,
ne plus respirer,
ton souffle,
sur mon cou.
lundi, janvier 22, 2007
Tordre le coup
La vie, c'est par paquets, vous avez remarqué ?
Les coups dur comme les coups de coeur.
Aujourd'hui, coup de pot, j'ai droit au coeur qui bat.
Pourquoi, je me demande ?
Ca doit venir de moi.
Je fais des efforts, je positive, et hop, récompense !
Bon, je vous l'accorde, ça ne marche pas tout le temps.
Presque jamais, même.
D'habitude, j'essaye de tenir (le coup) et je m'en prends (des coups) d'autres, qui finissent par me faire chuter.
Pas là.
Mieux encore, j'ai droit à une journée magique, où des gens que je croyaient perdus loin de ma vie se rappellent à moi.
Une que j'aime, un que je connais à peine mais qui traverse le monde et m'appelle en passant.
Bien sûr, je vis le meilleur moment, celui où on ne sait pas exactement ce qui nous vaut ce coup de pot phénoménal, où on peut imaginer ce qu'on veut, le plus chouette, le plus romantique, le plus fou.
Ce qui vient après, finalement, n'a que peu d'importance.
Les coups dur comme les coups de coeur.
Aujourd'hui, coup de pot, j'ai droit au coeur qui bat.
Pourquoi, je me demande ?
Ca doit venir de moi.
Je fais des efforts, je positive, et hop, récompense !
Bon, je vous l'accorde, ça ne marche pas tout le temps.
Presque jamais, même.
D'habitude, j'essaye de tenir (le coup) et je m'en prends (des coups) d'autres, qui finissent par me faire chuter.
Pas là.
Mieux encore, j'ai droit à une journée magique, où des gens que je croyaient perdus loin de ma vie se rappellent à moi.
Une que j'aime, un que je connais à peine mais qui traverse le monde et m'appelle en passant.
Bien sûr, je vis le meilleur moment, celui où on ne sait pas exactement ce qui nous vaut ce coup de pot phénoménal, où on peut imaginer ce qu'on veut, le plus chouette, le plus romantique, le plus fou.
Ce qui vient après, finalement, n'a que peu d'importance.
mardi, novembre 21, 2006
Suzanne sait tout
"La vie, faut bien qu'il y ait des accros, sinon on ne saurait pas à quoi s'accrocher".
Ah !
Ah !
mardi, octobre 10, 2006
il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes
Doudou a souvent des répliques savoureuses, entre Audiard et Prévert.
Je l'envie de cette enfance préservée.
Il m'aide à retrouver la mienne.
Ca donne des soirées du genre :
"Le potimarron, c'est pas de la tapenade. Non."
"Un échappatoire, c'est comme un entonnoir ! Si, j'en suis sûr !"
"Les topinambour, c'est comme du bifidus [geste vers le ventre qui fait du bruit], on pourrait en faire des yahourts."
Je l'aime.
Je l'envie de cette enfance préservée.
Il m'aide à retrouver la mienne.
Ca donne des soirées du genre :
"Le potimarron, c'est pas de la tapenade. Non."
"Un échappatoire, c'est comme un entonnoir ! Si, j'en suis sûr !"
"Les topinambour, c'est comme du bifidus [geste vers le ventre qui fait du bruit], on pourrait en faire des yahourts."
Je l'aime.
lundi, octobre 09, 2006
Rouge St Etienne
J'ai testé hier soir mon nouveau vélo rouge St Etienne.
Cette activité vespérale a eu deux conséquences :
1- j'ai créé une nouvelle couleur, par rattachement, le rouge St Etienne,
2- une bouffée de sensations enivrantes m'a envahie !
Waaooh !
Fend la bise est léger, maniable, stable, efficace, bien équipé (même la sonnette, dring dring !) et rouge vermillon !
Si.
Et en plus c'est marqué St Etienne dessus.
Si.
Je me demande si c'est un Manufrance.
Imaginez l'extase ?
En tous cas, conséquence immédiate, je suis venue en vélo au boulot ce matin.
Ah, ça vous en bouche un coin, hein ?
Cette activité vespérale a eu deux conséquences :
1- j'ai créé une nouvelle couleur, par rattachement, le rouge St Etienne,
2- une bouffée de sensations enivrantes m'a envahie !
Waaooh !
Fend la bise est léger, maniable, stable, efficace, bien équipé (même la sonnette, dring dring !) et rouge vermillon !
Si.
Et en plus c'est marqué St Etienne dessus.
Si.
Je me demande si c'est un Manufrance.
Imaginez l'extase ?
En tous cas, conséquence immédiate, je suis venue en vélo au boulot ce matin.
Ah, ça vous en bouche un coin, hein ?
mardi, octobre 03, 2006
Critiquer Dieu
Bob c'est le Dieu de la lexicographie.
Moi même, j'ai sur mes étagères à portée de main, le ptit Bob 1 & 2, oui Madame.
Même que ça m'avait coûté plutôt cher à l'époque.
Mais que ne ferait-on pas pour avoir la bible chez soi, hein ?
Celle-là même qui me permet de vérifier chez moi, sans connexion au TLFi, que "cerne" et "stère" sont des messieurs, comme Doudou l'avait dit.
Screugneugneu.
N'empèche, il avait tort sur "congère". Na.
Donc Bob, c'est Dieu.
Parcequ'on l'apprend quand on est tout petit : "va voir dans le dictionnaire si tu ne sais pas !".
Et LE dictionnaire des dictionnaires, le truc sérieux, sans les images, c'était Bob.
La preuve, son papa cause dans le poste.
Dans tous les postes.
Papa Bob c'est l'érudit qu'on aime écouter, avec sa belle voix et toutes ses intonations jolies, son sens de l'humour et de l'anecdote, sa capacité à vulgariser sans être vulgaire, bref, un charmeur de mots.
Dans notre esprit, Bob et Papa Bob ne font presque qu'un et c'est Dieu.
Une espèce de trinité amputée, mais si rassurante.
Sauf que.
Sauf que j'ai entendu dire que Dieu n'est pas très sympa, en vrai, dans le boulot.
Que comme son alter ego à images, le Grand L, il fait bosser des petites mains dans des conditions de précarité insupportables, à des tarifs lamentables.
Que Papa Bob n'est pas très facile d'accès, en fait.
Il en prend déjà un coup dans l'aile, Dieu. Ca vous secoue même une foi ancrée depuis la plus tendre enfance, un truc pareil.
Mais bon, on se dit que ça c'est l'Eglise, c'est pas Dieu.
Pourtant le regard s'aiguise, devient plus critique.
C'est là qu'on voit ce qu'on ne voyait pas.
Les exemples... par exemple.
Dieu n'est pas infaillible.
Dieu n'est que l'héritier d'une tradition difficile à remettre en cause.
Alors quand la polémique sur les "colonies" a fait son apparition dans les média, je n'ai pas été plus surprise que ça. Non.
Ce qui m'a choquée, c'est la réaction de beaucoup, à l'exception notable de Jean Véronis, pour qui, visiblement, critiquer Bob était inacceptable. Un crime de lèse-majesté (difficile à trouver dans le TLFi !).
"Bob, tu ne critiqueras point", 8e commandement ?
Bien sûr, on peut se demander pourquoi remettre en cause ces définitions seulement maintenant, alors qu'elles sont présentes dans Bob depuis au moins 15 ans (l'âge de mon exemplaire)...
La manoeuvre semble effectivement pour le moins opportune, voire -iste.
N'empêche.
N'empêche que Bob a une responsabilité.
Je, nous, lui fais(i)ons confiance.
Mais quid de notre responsabilité, à nous ?
Et si critiquer Dieu était le seul moyen de le faire avancer ?
Hein ?
PS : je suis agnostique, mais je n'ai eu le mot pour le dire que grâce à Bob...
Moi même, j'ai sur mes étagères à portée de main, le ptit Bob 1 & 2, oui Madame.
Même que ça m'avait coûté plutôt cher à l'époque.
Mais que ne ferait-on pas pour avoir la bible chez soi, hein ?
Celle-là même qui me permet de vérifier chez moi, sans connexion au TLFi, que "cerne" et "stère" sont des messieurs, comme Doudou l'avait dit.
Screugneugneu.
N'empèche, il avait tort sur "congère". Na.
Donc Bob, c'est Dieu.
Parcequ'on l'apprend quand on est tout petit : "va voir dans le dictionnaire si tu ne sais pas !".
Et LE dictionnaire des dictionnaires, le truc sérieux, sans les images, c'était Bob.
La preuve, son papa cause dans le poste.
Dans tous les postes.
Papa Bob c'est l'érudit qu'on aime écouter, avec sa belle voix et toutes ses intonations jolies, son sens de l'humour et de l'anecdote, sa capacité à vulgariser sans être vulgaire, bref, un charmeur de mots.
Dans notre esprit, Bob et Papa Bob ne font presque qu'un et c'est Dieu.
Une espèce de trinité amputée, mais si rassurante.
Sauf que.
Sauf que j'ai entendu dire que Dieu n'est pas très sympa, en vrai, dans le boulot.
Que comme son alter ego à images, le Grand L, il fait bosser des petites mains dans des conditions de précarité insupportables, à des tarifs lamentables.
Que Papa Bob n'est pas très facile d'accès, en fait.
Il en prend déjà un coup dans l'aile, Dieu. Ca vous secoue même une foi ancrée depuis la plus tendre enfance, un truc pareil.
Mais bon, on se dit que ça c'est l'Eglise, c'est pas Dieu.
Pourtant le regard s'aiguise, devient plus critique.
C'est là qu'on voit ce qu'on ne voyait pas.
Les exemples... par exemple.
Dieu n'est pas infaillible.
Dieu n'est que l'héritier d'une tradition difficile à remettre en cause.
Alors quand la polémique sur les "colonies" a fait son apparition dans les média, je n'ai pas été plus surprise que ça. Non.
Ce qui m'a choquée, c'est la réaction de beaucoup, à l'exception notable de Jean Véronis, pour qui, visiblement, critiquer Bob était inacceptable. Un crime de lèse-majesté (difficile à trouver dans le TLFi !).
"Bob, tu ne critiqueras point", 8e commandement ?
Bien sûr, on peut se demander pourquoi remettre en cause ces définitions seulement maintenant, alors qu'elles sont présentes dans Bob depuis au moins 15 ans (l'âge de mon exemplaire)...
La manoeuvre semble effectivement pour le moins opportune, voire -iste.
N'empêche.
N'empêche que Bob a une responsabilité.
Je, nous, lui fais(i)ons confiance.
Mais quid de notre responsabilité, à nous ?
Et si critiquer Dieu était le seul moyen de le faire avancer ?
Hein ?
PS : je suis agnostique, mais je n'ai eu le mot pour le dire que grâce à Bob...
mardi, septembre 12, 2006
Comment qu'c'est ?
Ca y est, j'y suis.
500 km au Nord.
Si proche, pourtant si loin.
Changement de boulot, changement d'adresse, changement de vie, ça secoue.
Au point que parfois, je ne comprends pas tout ce qu'on me dit.
Bien sûr, il y a moi, j'en parlerai, mais il y a aussi la musique des gens.
Les expressions sont imagées, un peu vieillottes. Ca sonne authentique et ça me plait.
On entend souvent - plus souvent qu'ailleurs, je trouve - des mots manouches.
Et pas seulement des verbes comme "chouraver".
"Michto Banane !" m'a ainsi lancé une copine un jour que je lui disais que je venais de passer un concours pour rejoindre mon dulciné !
Ouiii, mais encore ??
Michto, apparemment, c'est "super !" et banane, c'est une espèce d'augmentatif (comme dans le sourire qui va avec).
Une autre copine dit de sa tante qu'elle est complètement "coin-coin", l'index sur la tempe.
J'adore !
Mais je ne crois pas que ce soit d'ici, c'est plutôt d'elle.
Et c'est tout elle !
Je comprends la plupart du temps, mais je n'arrive pas à reproduire.
J'ai le Lorrain passif, donc ;-)
Par contre, l'accent rentre vite.
Les "a" sont plus ouverts ici.
Je commence à dire "caaarotte" par exemple.
Cela dit, ça se tasse un peu, je viens de commencer à travailler et mon collègue de bureau est caribou !
Bref.
Je suis arrivée.
500 km au Nord.
Si proche, pourtant si loin.
Changement de boulot, changement d'adresse, changement de vie, ça secoue.
Au point que parfois, je ne comprends pas tout ce qu'on me dit.
Bien sûr, il y a moi, j'en parlerai, mais il y a aussi la musique des gens.
Les expressions sont imagées, un peu vieillottes. Ca sonne authentique et ça me plait.
On entend souvent - plus souvent qu'ailleurs, je trouve - des mots manouches.
Et pas seulement des verbes comme "chouraver".
"Michto Banane !" m'a ainsi lancé une copine un jour que je lui disais que je venais de passer un concours pour rejoindre mon dulciné !
Ouiii, mais encore ??
Michto, apparemment, c'est "super !" et banane, c'est une espèce d'augmentatif (comme dans le sourire qui va avec).
Une autre copine dit de sa tante qu'elle est complètement "coin-coin", l'index sur la tempe.
J'adore !
Mais je ne crois pas que ce soit d'ici, c'est plutôt d'elle.
Et c'est tout elle !
Je comprends la plupart du temps, mais je n'arrive pas à reproduire.
J'ai le Lorrain passif, donc ;-)
Par contre, l'accent rentre vite.
Les "a" sont plus ouverts ici.
Je commence à dire "caaarotte" par exemple.
Cela dit, ça se tasse un peu, je viens de commencer à travailler et mon collègue de bureau est caribou !
Bref.
Je suis arrivée.
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